Lisbonne de Fernando Pessoa

Fernando Pessoa
“(…) Encore une fois je te revois, Ville de mon enfance effroyablement perdue… Ville triste et joyeuse, encore une fois je rêve, et c’est ici… (…) Encore une fois je te revois – Lisbonne, Tage, tout – Passage inutile en toi et en moi, Étranger ici comme partout ailleurs…”
Imaginons que dans les années 1910-1920, Valéry, Cocteau, Cendrars, Apollinaire et Larbaud aient été un seul et même homme, caché sous plusieurs "masques" : on aura une idée de l'extraordinaire aventure vécue à la même époque au Portugal par Fernando Pessoa. Il a écrit à lui seul les œuvres d'au moins cinq écrivains de génie, aussi différents les uns des autres que s'ils avaient tous réellement existé : Alberto Caeiro, Ricardo Reis, Alvaro de Campos, Bernardo Soares et, bien entendu, Fernando Pessoa, "lui-même". Mais on aurait tort de vouloir réduire cette expérience poétique à un cas de dédoublement de la personnalité ou à une mystification, même s'il est vrai que Pessoa a souffert de névrose et qu'il aimait les farces. Son génie créateur ne vient pas de son aptitude à diversifier son moi, mais bien plutôt de la profonde unité que cela lui a permis de retrouver. Sa singulière grandeur est d'avoir atteint, par l'invention poétique, un état supérieur de la conscience capable d'embrasser d'un seul regard plusieurs vérités contradictoires, qui sont les faces différentes d'une même Vérité fondamentale inaccessible à la raison. Sa vie a été une quête incessante, à la fois héroïque et lucide, douloureuse et enjouée, du sens ultime de l'existence humaine.

Tour

Notre proposition c’est parcourir les espaces de la ville berceau du poète et scénario de la production littéraire et personnalité kaléidoscopique de Fernando Pessoa. On suit les pas du poète par les quartiers, on identifie les bureaux de travail et quelques résidences, la maison de son « village », le lieu-signe d’indépendance et émancipation, les points de rendez-vous avec ses amis et les intellectuels de son époque.

On se balade dans les rues, places d’un Pessoa que se trouvait et s’échappait de lui-même, les librairies, les bars et restaurants du Chiado bohème, coquin et moderniste.

L’itinéraire finit à son « bureau de fin de jour. »

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2h30
100 (max. 5 pax)
Teatro Nacional de São Carlos, R. Serpa Pinto 9, 1200-442 Lisboa